Guide pays · Espagne
L'Espagne n'impose aucun modèle de relevé kilométrique — et fait peser la preuve sur votre employeur, pas sur vous
Aucun modèle, et ce n'est pas le soulagement qu'on croit
Le Reglamento del IRPF, article 9.A, exonère 0,26 € par kilomètre, plus les péages et le stationnement justifiés — « siempre que se justifique la realidad del desplazamiento ».
Il ne prescrit absolument aucun format. Pas de modèle, pas de colonnes obligatoires, pas de carnet de bord.
Beaucoup en concluent qu'il n'y a « rien à conserver ». Le texte dit autre chose : l'exigence n'est pas une forme, c'est un résultat. La manière de tenir le relevé vous appartient ; ce qui compte, c'est de montrer que les trajets étaient réels.
Ce qui doit pouvoir être prouvé
- Que les déplacements ont eu lieu
- Par quel moyen
- Combien il y en a eu — un décompte approximatif est admis
- À quelles dates et à quelles heures
En pratique, cela donne un relevé par trajet avec la date, l'origine, la destination, les kilomètres et le motif. Non parce qu'un règlement énumère ces colonnes, mais parce que ce sont elles qui répondent aux quatre questions ci-dessus.
Le point vraiment surprenant : à qui revient la charge
Pour les frais de déplacement exonérés, la charge de la preuve incombe à l'employeur, et non au salarié.
Cela change toute la perspective. Un export adressé au conducteur, qui lui montre ses propres trajets, répond à la question de la mauvaise partie. Ce dont l'entreprise a besoin, c'est d'un relevé qu'elle peut produire, pour un salarié nommé, sur une période donnée, et qui montre que les déplacements étaient réels.
Si vous êtes salarié : ce que vous produisez, ce sont des preuves pour le dossier de votre employeur, et il vaut la peine de les lui remettre sous une forme qu'il peut conserver plutôt qu'en capture d'écran.
Si vous êtes l'employeur — y compris dans une société unipersonnelle où vous êtes les deux —, ce risque est le vôtre, pas celui de votre conducteur.
Ce qu'il en coûte d'échouer
L'indemnité cesse d'être exonérée et est traitée comme un revenu salarial ordinaire.
Pourquoi une app plutôt qu'un carnet
Rien de ce qui précède n'impose un logiciel ; un carnet établit la réalité d'un déplacement aussi bien que n'importe quoi d'autre. Ce que change un logiciel, c'est la nature de l'échec. Ce qui manque, c'est l'heure, le point de départ exact et le motif précis d'un trajet parmi tous ceux d'une année — les détails qui font qu'un relevé paraît tenu au fil des faits plutôt que reconstitué après coup, et c'est précisément la différence que désigne l'expression la realidad del desplazamiento.
DriveHub enregistre chaque trajet en arrière-plan et vous demande ensuite lesquels étaient professionnels. L'Espagne est, fait inhabituel, un pays où l'export de l'app contient plus que ce qu'exige la règle — le travail utile consiste donc ici à présenter les choses pour l'employeur, plutôt qu'à ajouter des rubriques.
Cette page expose ce que dit le Reglamento lui-même, en citant l'article pour que vous puissiez vérifier. Ce n'est pas un conseil fiscal. Elle ne peut pas tenir compte de votre situation. Dès qu'il est question d'argent, interrogez votre asesor — et apportez vos relevés.
La règle complète, avec les textes dont elle découle : Espagne : exigences du journal kilométrique.